29 août 2013

Syrie : le remède pire que le mal

La perspective de frappes aériennes sur la Syrie semble se préciser d’heure en heure. Il s’agit de « punir » Bachar Al Assad, selon l’expression de François Hollande.
Que le dictateur syrien soit un salopard et le bourreau de son propre peuple ne fait de doute pour personne. Mais une intervention militaire occidentale est-elle de nature à offrir une perspective démocratique à la Syrie ? Bachar Al Assad est bien capable d’avoir utilisé des armes chimiques contre des populations civiles. Mais il n’est pas le seul. Il n’y a pas en face de lui que des progressistes et des démocrates. Des forces extrémistes et des fous de Dieu prennent un poids de plus en plus important. Et ceux-là aussi sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins.
Des enquêteurs de l’ONU tentent d’établir les responsabilités mais il apparait que Washington, Londres et Paris soient prêts à intervenir sans attendre leurs conclusions, d’autant que le recours à la force devrait s’opérer hors de l’instance internationale, en raison de l’opposition de la Russie et de la Chine.
Tout cela est donc bien hasardeux et, disons-le, extrêmement dangereux. Le remède risque d’être pire que le mal.
Nul n’ignore que cette région du monde est une poudrière. Et puis ne convient-il pas de tirer les leçons des expériences précédentes ? 
Où en est l’Irak dix ans après le déclenchement de la guerre de Bush au prétexte inventé de toutes pièces de la détention d’armes de destruction massive ? C’est le chaos. Où en est l’Afghanistan après douze ans de présence militaire occidentale ? Les talibans sont toujours là face à un pouvoir rongé par la corruption et qui renforce leur crédibilité. Où en est la Libye ? Les factions rivales se déchirent.
La Syrie présente une configuration sans doute pire encore car l’opposition y est totalement disparate avec, de surcroît, l’engagement des émirats du Golfe, l’envoi de djihadistes sur le terrain, qui rendent actuellement impossible tout règlement politique. S’il est un geste utile à faire, il est davantage dans l’aide que nous pouvons apporter aux forces démocratiques syriennes afin qu’une alternative se dessine et que s’éloignent les dictatures qu’elles soient militaires ou théocratiques. La perspective qui aujourd’hui menace est d’ajouter la guerre à la guerre et les morts aux morts.
Voici dix ans, la France pouvait s’honorer de se dresser contre les projets de va-t-en guerre de Bush en Irak. Il est regrettable que tel ne soit pas le cas aujourd’hui.
L’Assemblée nationale est convoquée, le 4 septembre prochain, pour débattre de ce sujet mais sans vote. Avec mon groupe parlementaire, nous mettrons en avant tous les risques que présente cette nouvelle aventure militaire.

28 août 2013

Réforme des retraites : Sarkozy et le Medef en avaient rêvé, Hollande l’a fait !

Allongement de la durée de cotisations à 43 ans d’ici 2035 et augmentation des cotisations, voilà ce qu’a concocté le PS dans le dos des français, des jeunes et des salariés.
Travailler plus pour gagner moins ! 
L'argument selon lequel nous devrions travailler plus longtemps à cause de l'allongement de notre durée de vie est fallacieux. Il faut savoir que notre espérance de vie en bonne santé s'élève seulement à 62 ans. On nous dit aussi que dans quelques années, il n'y aurait pas suffisamment de jeunes pour cotiser pour les plus vieux, cet argument n'est pas recevable puisque la France compte un grand nombre de naissances qui assurent le renouvellement des générations, contrairement à l'Allemagne en autres.
On nous trouve des boucs émissaires : les fonctionnaires seraient trop nombreux et coûteraient trop cher ; on jalouse les régimes spéciaux, les intéressés cotisent pourtant à ces fameux régimes si bien qu'ils en deviennent spéciaux ; les retraités vivraient dans l'opulence par rapport aux jeunes générations... en fait, on nous sert à chaque fois les mêmes recettes. On veut nous monter les uns contre les autres dans l'objectif inavoué de rendre moins attractif le régime par répartition pour que nous options pour un régime privé et plus onéreux au bénéfice des financiers.
Des solutions il y en a :  une femme retraitée sur 3 vit sous le seuil de pauvreté. Augmentons le salaire des femmes pour plus d'égalité, cela rapporterait 50 milliards d'euros à la sécurité sociale, Créons des emplois qui rapporteraient 15 milliards de recettes, Optons pour une cotisation additionnelle sur les revenus financiers qui engrangerait 25 milliards d'euros, Supprimons les exonérations injustifiées des cotisations patronales qui rapporteraient 35 milliards d'euros.
Nous communistes, nous ne battons pas en retraite !
Nous serons en première ligne, le 10 septembre prochain, pour nous opposer à cette réforme injuste et inacceptable. Nous demandons : 
  • La retraite à taux plein à 60 ans
  • Son montant au moins égal au niveau du SMIC
  • Abroger les décotes
  • Calculer sur les 10 meilleurs années pour le privé et les 6 derniers mois pour le public
  • Comptabiliser les années d'études
C'est un choix de société et un enjeu de civilisation
 Rendez-Vous le 10 septembre pour une
 journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations
et ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi. 

26 août 2013

« I have a dream », l’hymne à la liberté et à l’égalité de Martin Luther King


Le 28 août 1963, un siècle après la proclamation d’émancipation de Lincoln, premier pas vers l’abolition de l’esclavage, Martin Luther King clame son très célèbre « I have a dream », au terme d’une marche qui a rassemblé 250 000 personnes devant le Lincoln Memorial à Washington D.C. Il rêvait d’un monde où les hommes de toutes les couleurs seraient égaux, un monde de paix, harmonieux et égalitaire.

[…] Nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres […] J’ai fait un rêve, qu’un jour, l’état de l’Alabama, dont le gouverneur actuel parle d’interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noirs pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et sœurs [...]

Adepte de la non-violence, Martin Luther King a été un fervent militant en faveur des droits civiques des noirs aux Etats-Unis. En 1964, son rêve prend corps dans une loi sur les droits civiques abolissant la ségrégation raciale dans les écoles et dans le monde du travail, promulguée par le président JF Kennedy. Cette même année, il devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix. Même s’il a été assassiné un jour d’avril 1968, Martin Luther King a su, mieux que quiconque, parler des idéaux de paix et impulser cet élan vers la liberté.

Il rêvait de vivre ensemble. Son message, en faveur de l’égalité des blancs et des noirs aux Etats-Unis, portait l’espoir. Plus qu’un discours, « I have a dream » est aujourd’hui encore un hymne à la liberté et à l’égalité. 50 ans après, les mots de Martin Luther King conservent toute leur force et leur portée universelle.

Vivre ensemble ne s’improvise pas, il s’agit de s’assumer comme acteur de sa propre histoire, développer la solidarité, former à la citoyenneté, apprendre à chacun à reconnaître en l’autre, la même liberté que l’on s’applique à soi-même, promouvoir des valeurs communes et travailler les différences.

Ici et partout ailleurs, combattons inlassablement les tentations de repli sur soi, refusons la haine de l’autre.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

A lire sur le blog de Michèle Picard

26 juillet 2013

Ma commune j'y tiens - Pétition à signer

Le gouvernement annonce une réforme des institutions "l’acte 3 de la décentralisation ", véritable "big bang" des institutions républicaines.

La création de l’Eurométropole lyonnaise est inscrite dans ce projet de loi. L’égalité de traitement sur le territoire rhodanien est remise en cause avec la partition du département en deux. L’Eurométropole, concentrant moyens et pouvoirs, met en place la supracommunalité menaçant l’existence des communes.

Ma commune, j’y tiens.

Les citoyens concernés doivent être consultés. Les Rhodaniens doivent avoir le dernier mot

C’est pourquoi je demande l’organisation d’un référendum local


Pétition déja signée par plus de 100 élus municipaux de 17 communes, un sénateur (Guy Fischer), un ancien député (André Gerin), quatre maires (Michèle Picard, René Balme, Mireille Domenech-Diana, Bernard Genin ), des conseillers généraux (Marie-Christine Burricand, Christian Falconnet), régionaux (Danielle Lebail, Gilles Ravache...), communautaires (Henri Thivillier, Roland Lebouhart, Pierre-Alain Millet, Yolande Peytavin), des responsables syndicaux (Isabelle Guillet, Marie-Christine Eigeldinger, Aurelien, Scandolara, Dominique Launay...), de nombreux responsables d’associations

Près de 400 signataires en ligne de 23 communes du département : Lyon, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Décines, Bron, Vénissieux, St-Fons, Pierre-Bénite, Oullins, Feyzin, Grigny, Givors, Genay, St-Cyr au Mont-d’or, Couzon-au-Mont-d’Or, Lozanne, Civrieux d’Azergues, Francheville, Caluire, Marennes, St-Germain au mont d’or, Mions

19 juillet 2013

Hommage à Henri Alleg, un digne combattant de la liberté et de l'humanité

Henri Alleg, journaliste, militant communiste et écrivain, vient de nous quitter. Son livre, La question, publié en 1958, va provoquer une véritable onde de choc. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie. Juin 1957, Henri Alleg, membre du parti communiste algérien, directeur du quotidien Alger Républicain, interdit de publication, vit dans la clandestinité lorsqu’il est arrêté par des parachutistes. La guerre d’Algérie, qualifiée d’événement en métropole, bat son plein. La sauvagerie et l’horreur se déchaînent, l’usage de la torture se banalise. L’Etat Français ferme les yeux, tout en cautionnant de telles pratiques. Le livre d’Henri Alleg va les lui ouvrir brutalement. 
Séquestré dans un immeuble d’El Biar, le journaliste va subir des sévices ignobles, terribles. A ses cotés, Maurice Audin, jeune assistant en mathématiques, militant du PCA, mourra sous la torture. Henri Alleg résiste aux coups, à la gégène, aux brûlures, à l’étouffement par l’eau, aux humiliations, aux menaces de représailles sur sa famille. Il trouvera la force et les mots pour décrire cet enfer-là, dans le livre La question préfacé par Jean-Paul Sartre. Un livre aussitôt censuré par les autorités françaises, que Malraux, Martin du Gard, Mauriac et Sartre défendront en vain auprès de René Coty, président de la République.  

17 juillet 2013

L’austérité, un mécanisme pervers qui profite aux riches

330 milliards d’euros !
C’est le bond spectaculaire qu’ont fait les 500 plus grandes fortunes de France en un an. C’est la première fois depuis 1996, date à laquelle ce classement a été lancé, que de tels sommets sont atteints. Comble du comble, tant que ces grosses fortunes restent actives dans leur entreprise, leur patrimoine est préservé. Grace à des dispositifs d’exonération, les plus riches ne sont même pas soumis à l’ISF.
25 % d’augmentation de leur patrimoine, soit 16 % du PIB de la France, au moment où le chômage bat des records, la pauvreté s’accentue gravement et le pouvoir d’achat des français s’écroule ! C’est proprement indécent. Nous avons tous compris où se situe le choc de compétitivité tant défendu par ses partisans, qui nous ont servi le travail comme étant un « coût » trop onéreux ! Pour accroître leurs marges, ces chefs d’entreprises gèlent les salaires, détruisent l’emploi afin d’augmenter les rémunérations versées aux actionnaires.
Jamais notre pays n’a été aussi inégalitaire.
Malgré le changement politique de mai 2012 qui avait suscité beaucoup d’espoirs dans la population française, la tournure des événements économiques est confondante. La signature, en mars 2012, du pacte budgétaire européen a amorcé la poursuite d’une politique catastrophique. L’Union européenne libérale continue de faire le jeu de la finance au détriment du monde du travail.
L’austérité est un mécanisme pervers qui alimente les profits et les dividendes portant préjudice à la relance de la consommation. Le bras de fer que nous vivons est un rapport de classe à tel point que déjà, de grands économistes tirent la sonnette d’alarme. Cette rigueur entraîne des inégalités sans bornes et un repli nationaliste un peu partout en Europe.
Il est urgent de redonner du pouvoir d’achat aux français en augmentant les minima sociaux, le salaire minimum et les salaires. Il faut également revaloriser la couverture sociale, redonner du pouvoir d’achat public et collectif, créer un véritable impôt sur le capital, injecter les dividendes dans l’outil de travail, dans l’économie qui crée et qui produit.
Les crises s’additionnent, elles sont économiques, sociales, civiques et culturelles. Il est grand temps d’en prendre conscience et de changer de politique.

15 juillet 2013

Un Smic européen au rabais !

L'Union Européenne se prononce désormais en faveur d’un revenu minimum dans ses pays membres. 

Sa proposition est scandaleuse, elle est soutenue par le Confédération Européenne des Syndicats (CES) et les gouvernements libéraux et sociaux-démocrates qui démontrent leur accompagnement du système. Ils préconisent un Smic qui se situe entre 30 et 40 % du salaire médian du pays concerné. Seules l’Estonie et la République Tchèque verraient une évolution.

Pour la France, le Smic se situe actuellement à 60 % du salaire médian et nous savons que ce niveau de salaire ne permet pas de répondre aux besoins les plus élémentaires de chacun. Le SMIC est en danger !

Il nous faut combattre toute remise en cause du Smic d’où qu’elle vienne et continuer à combattre pour son augmentation à 1700 euros !

9 juillet 2013

Réforme des Retraites : dans la rue le 10 septembre !


Une journée nationale d'action interprofessionnelle avec grèves et manifestations est programmée le mardi 10 septembre pour ne pas laisser les propositions du Medef imposer d'autres choix au gouvernement. 

Lors de la conférence sociale qui vient d'avoir lieu, Jean-Marc Ayrault a annoncé les grandes mesures du projet de loi. Elles inquiètent déjà les salariés, les retraités et les chômeurs : allongement de la durée de cotisation, opposition public/privé, sous-indexation des pensions et salaires. 

Etre pauvre et crever au boulot...
Voilà ce qui nous est proposé !

Il n’est pas question de nous laisser faire !


Les syndicats attestent que "Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois." 

Ils rajoutent que "Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité"

Nous, communistes de Saint-Fons, nous opposons à cette réforme prônée par l'Union européenne, en défaveur de tous les salariés, au profit des grands patrons qui n'ont qu'un seul but, celui d'engranger encore plus d'argent, au mépris de tous les travailleurs de notre pays.

Toutes les conditions sont réunies pour créer un très large rassemblement à la rentrée prochaine. 

3 juillet 2013

Obsèques de Blandine Chagnard

Un hommage à Blandine sera rendu le 
vendredi 5 juillet 2013 
10 h
au Gymnase Alain Colas à Vénissieux
(avenue Jean Moulin)

Une collecte sera organisée au profit du camp de Jénine en Palestine, que Blandine chérissait tant pour y avoir organisé des actions de soutien et de solidarité


2 juillet 2013

Grande braderie des travailleurs "Low cost"

Augusto est Portugais, il a 35 ans. Dans son pays, la misère décime tout. Il n’a plus un euro en poche. Il veut s’en sortir et mettre sa famille à l’abri du désastre qui se profile à l’horizon. 

L’entreprise EYP qui l’emploie, lui propose alors de le détacher en France et de travailler pour le compte de la société Spie Batignolles. Tant pis si la somme qu’il va percevoir est dérisoire. Tant pis si les règles de sécurité ne sont pas respectées. Les français, eux, lorsqu’ils travaillent, ressemblent à des Playmobil tellement leur protection est assurée. Il a conscience de représenter une main d’œuvre à bon marché car il sait bien que la détresse des uns fait le bonheur financier des autres.

Sur le chantier de Villeneuve-la-Garenne, il ne compte pas ses heures et travaille vite, certainement trop vite, c’est une obligation car il faut respecter impérativement les délais sous peine de ne pas percevoir son salaire. Mais une dalle de coffrage mal arrimée se détache, Augusto est dessous et n’a pas le temps de s’écarter. Elle vient s’abattre sur lui ne lui laissant aucune chance de survie.

Depuis la directive européenne de 1996 prévoyant le détachement temporaire de travailleurs entre pays de l’UE, cette pratique s’est démultipliée puisque qu’en 2011, on dénombrait 435 000 personnes sur notre territoire national, sans compter tous ceux qui ne sont pas déclarés. La plupart d’entre eux employés dans le BTP, se soumettent aux cadences infernales d’employeurs sans scrupules, voulant construire à moindre frais pour réaliser un bénéfice plus important que s’ils avaient employés des travailleurs locaux.

Pour 300 € mensuels, les Bulgares se bousculent la place et ce polonais a de la chance puisqu'il vient de toucher 628,80 € pour 169 heures… De ce salaire il va falloir payer le mobil-home et les repas… pendant que les dépôts de bilan des entreprises du BTP battent leur plein en France.

Les entreprises françaises du BTP se frottent les mains, le « coût » du travail a été réduit. Nos as de la construction française privilégient systématiquement les entreprises moins-disantes et Bruxelles approuve ces comportements. En l'absence de tout contrôle véritable, ce mécanisme est devenu un outil de dumping social massif.  

C’est un véritable marché aux esclaves qui s’est créé depuis cette directive européenne. Ces itinérants viennent travailler sur notre sol pour une bouchée de pain, le salaire de la peur, le salaire de la mort !

Faute d’harmonisation sociale dans l’UE, ces travailleurs adoptent la législation de leur pays et triment pour seulement 3 € de l’heure, cette somme peut monter péniblement jusqu'à 6 € de l'heure. 

Ils ne comprennent pas qu’ils font leur malheur et celui des ouvriers du pays qui les accueille, en acceptant de travailler dans des conditions exécrables pour un salaire indécent, malhonnête, honteux, scandaleux ! Nous devons les aider à se réveiller et à se révolter.

C’est cela l’Europe qu’on nous a concoctée 
qui prône la finance avant l’humain ? 

Nous communistes, nous n’en voulons pas ! Nous l’affirmons haut et fort ! Nous devons éradiquer ces négriers des temps modernes.

Nous devons aussi nous opposer formellement à cette pratique inhumaine et moyenâgeuse, cette fabrique à esclaves, ces travailleurs « low cost » surexploités considérés comme une marchandise à bas prix qu’on peut vendre, échanger ou jeter. 

La lutte de classe n'a jamais eu autant de sens qu'aujourd'hui




1 juillet 2013

On nous prend pour des dindons !

Lors de la conférence sociale qui vient d’avoir lieu, Laurence Parisot a applaudit des deux mains le discours prononcé par François Hollande. C’est dire la connivence qui s’est instaurée entre le Chef de l’Etat et le Medef.
A l’ordre du jour : le financement de la sécurité sociale, le « coût » du travail, la réforme des retraites… Le Medef et Hollande sont à l’unisson sur tous ces sujets. Ils vont donc faire subir, au peuple français, une austérité toujours plus forte et toujours plus injuste.
Aujourd’hui, la Cour des Comptes présidée par Didier Migaud, met son grain de sel. Elle plaide en faveur d’une politique d’austérité encore plus dure. Il faut absolument respecter le pacte de stabilité imposé par l’Europe et réaliser ainsi 28 milliards d’euros d’économies.
Qui va donc être mis à contribution ? Certainement pas la finance qui réalise des bénéfices record. Ce sont donc les travailleurs, les retraités, les chômeurs qui vont être mis à mal, encore une fois.
La Cour des comptes vient de découvrir que les politiques d’austérité ne font qu’aggraver les déficits ! Pourtant elle continue dans son raisonnement austéritaire. Elle indique que techniquement, il est beaucoup plus aisé et rapide de s’en prendre aux fonctionnaires. Logique ! C’est l’État qui les emploie ou bien les collectivités locales. Elle propose donc de freiner les augmentations du point. Quelle gabegie monsieur Migaud !
Elle propose aussi au gouvernement qu’il s’attaque aux prestations sociales telles que les retraites en supprimant la majoration de 10 % versée aux personnes ayant élevé au moins trois enfants, aux aides au logement, à l’assurance-chômage en intervenant sur les indemnités journalières de maladie… et cette liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut !
Tous ces postes vont donc subir une révision et étrangler encore un peu plus les français, pour satisfaire cette Europe gloutonne qui se fiche comme de l’an quarante, du petit peuple dans son combat pour joindre les deux bouts.
Sauf que la coupe est pleine !
Mais une chose est certaine : l’avenir c'est le nôtre et il nous appartient. A nous de le construire !

Album photos du concours de pétanque, le vendredi 28 juin au stade Carnot de Saint-Fons

Arrivée de Michèle Picard, Maire de Vénissieux

Valérie prend une pause avant l'affluence
Raymond discute avec Michel

Pour voir plus de photos, cliquez sur "lire la suite"

Michel sert des rafraîchissements


26 juin 2013

Disparition de Blandine Chagnard : les communistes de Saint-Fons anéantis

Notre camarade Blandine Chagnard effectuait un long périple autour de la Méditerranée, parcours qu'elle avait mûri et peaufiné depuis des années.

A la retraite depuis peu, elle avait besoin de partir un grand moment pour se retrouver disait-elle, pour rencontrer des gens et leurs diverses façons de vivre. 

La Corse, la Sardaigne, la Sicile, la Grèce, Chypre, la Turquie, le Liban... et Alger où elle a été victime d'un terrible accident de la route. Le bus qui la transportait vers sa prochaine étape a dérapé, provocant la mort de 3 personnes dont Blandine, et de nombreux blessés.

Aujourd'hui, nous sommes tous choqués de cette tragédie. Difficile d'imaginer que nous ne reverrons plus notre camarade, trésorière de la section du PCF de Vénissieux, personnalité à part entière dans sa ville. 

Elle était une militante communiste connue et reconnue, une femme engagée, une figure politique et associative. Elle était aussi présidente de l'association Jénine-Vénissieux et menait des actions de solidarité avec la Palestine. 

Sur son blog "Blandine en Méditerranée" spécialement conçu pour raconter ses aventures à l'occasion de ce long voyage de trois mois, plus rien n'a été posté depuis le 21 juin dernier.... et pour cause. Elle y écrivait au tout début de cette expédition : "Je pars pour mieux revenir, je pars pour revenir mieux." Blandine, sur ce coup là, tu n'as pas tenu ta promesse !

A ce jour, nous ne savons pas quand auront lieu ses obsèques. D'ores et déjà, nous voulons apporter toute notre soutien et notre amitié à sa fille Edith, adjointe au maire de Vénissieux ainsi qu'à toute sa famille. 

Nous sommes anéantis par ta disparition et profondément attristés.

Au revoir Blandine
 

19 juin 2013

Le gouvernement désespère les fonctionnaires

A 2 jours de la conférence sociale, c'est une petite phrase qui fait l'effet d'une bombe pour les 5 millions de fonctionnaires, dont les salaires sont bloqués depuis 2010.
Hier interrogée, à propos d'un éventuel gel du point d'indice en 2014 qui sert de base de calcul pour les salaires des fonctionnaires, Mme LEBRANCHU, ministre de la fonction publique, a lâché: "C'est effectivement la position du gouvernement que nous avons prise". Le ministre a justifié cette position par la crise économique, par le déficit budgétaire et en plus les fonctionnaires doivent montrer l'exemple. Mme LEBRANCHU annonce par voie de presse, alors qu'elle voit régulièrement les syndicats en mettant ceux ci devant le fait accompli.
Nous assistons à un tir croisé contre les fonctionnaires. Car en même temps que Mme LEBRANCHU sort ses petites phrases. Mr HOLLANDE prépare, à travers les propositions du rapport MOREAU, à modifier les règles de calcul des retraites des fonctionnaires. 
Non, messieurs les socialistes, les fonctionnaires ne sont pas des nantis. Si on veut aligner les retraites des agents de l'état, il faut leur donner des primes de départ comme dans le privé, leur donner des salaires dignes de ce nom (Niveau inférieur au SMIC pour un agent débutant et 1800 euros net pour un agent en fin de carrière), améliorer leurs conditions de travail .
Et après le parti socialiste s'étonne que les 5 millions de fonctionnaires qui votent par tradition à gauche s’abstiennent ou vont à la pêche lors des élections partielles. Oui Messieurs les socialistes, vous êtes en train d’écœurer le peuple de gauche et en vous comportant comme des godillots au meilleur moment de la droite, vous envoyez nos concitoyens dans les bras du fascisme et du front national 
   

Concours de Pétanque

CONCOURS DE PÉTANQUE 

JEUDI 28 juin 2013

au stade Carnot
62 rue Carnot à Saint-Fons


Inscriptions dès 17h30
Début du concours 18h00

10 € la doublette

nombreux lots        
Buvette / Casse-croûte