13 décembre 2013

KEM ONE : les élus communistes de Saint-Fons et Feyzin soutiennent les grévistes

Déclaration de Presse : Kem One
Les élus communistes de Saint-Fons et Feyzin, présents ce jeudi sur le site de Kem One Saint-Fons sont venus soutenir, sans réserve, les travailleurs en grève qui luttent pour préserver leur outil de travail et leurs emplois. Pour le seul site de Saint-Fons, ce sont 30 postes dont 23 CDI qui risquent de disparaître selon le plan de sauvegarde de l’emploi présenté par la direction.
Plus de blabla ! Le gouvernement Ayrault doit prendre ses responsabilités et trouver des solutions pérennes afin qu’existe une véritable filière vinylique dans notre pays.
Il y va de l’intérêt des salariés et de l’industrie française.
Roland LE BOUHART
Président du groupe des élus communistes et apparentés

Une partie de la délégation


6 décembre 2013

Adieu Madiba

Nelson Mandela est décédé, la nuit dernière.
Il entre, pour toujours, au panthéon de ces personnalités immenses, qui auront forgé la conscience humaine, incarné la victoire de l’humanité sur la barbarie.
27 ans en prison pour avoir combattu la plus ignoble des organisations sociales : l’apartheid.
La victoire sur cette infamie l’a fait entrer dans l’histoire. Sa libération fut un immense bonheur pour celles et ceux qui avaient tant fait pour qu’elle advienne.
Il est des moments où l’histoire de l’humanité avance par bonds de géant. Mais la prise d’élan est souvent longue et douloureuse.
Mandela incarne à jamais cet élan humain bondissant, dont nous avons plus que jamais besoin.

29 novembre 2013

TVA : la véritable injustice fiscale

La justice fiscale, tel est le thème qui a aujourd’hui envahi la sphère politique et médiatique. Tout le monde s’en réclame mais les contenus sont fort différents en fonction des intérêts auxquels tel ou tel s’identifie.
Il en sera question, durant ce week end, du côté de Carhaix en Bretagne, où les bonnets rouges poursuivent leur croisade contre l’écotaxe poids lourds, dans un rassemblement hétéroclite où se rencontrent le MEDEF, des agriculteurs, des marins-pêcheurs, des salariés de l’agroalimentaire licenciés…
Je ne suis pas sûr que tous aient les mêmes attentes en matière de justice fiscale. Pour l’heure et à l’évidence, le mouvement parvient à fédérer un mécontentement à facettes multiples mais qui s’est généralisé. Il est à l’image de la désespérance qui a envahi le pays et les couches sociales les plus exposées et a des allures de jacqueries.
A Paris, on battra aussi le pavé à l’appel du Front de gauche pour la justice fiscale, en ciblant le dispositif sans doute le plus inique qui soit en matière de fiscalité : la TVA et son augmentation le 1er janvier prochain.
Pour mémoire, cet impôt indirect sur la consommation a été institué en 1953 pour… « alléger les charges des entreprises ». Vous voyez : l’argumentation n’est pas nouvelle, quand il s’agit de transférer les contributions du patronat vers les ménages.
La TVA représente aujourd’hui le premier poste de rentrées fiscales pour l’Etat : 141,2 milliards €, soit 47,3% des recettes fiscales en 2013.
Elle frappe tous les citoyens sans distinction de leurs revenus et crée une injustice fiscale majeure.
Ainsi un couple avec un enfant disposant de 20 000 € de revenus annuels consacre, en 2013, 10,6% de ses ressources à la TVA. En 2014 : cette part sera de 11,59%.
En revanche, un couple disposant de 100 000 € de revenus par an dépense pour la TVA 6,3% de ses ressources aujourd’hui, 7,51% demain.
Cette différence s’explique par le fait que le premier dépense tous ses revenus modestes pour satisfaire ses besoins, le second ne se prive évidemment pas mais épargne, thésaurise, place.
Statistiquement, un couple ayant deux enfants et dont les deux conjoints travaillent et perçoivent chacun un salaire de 1600 € par mois paie 895 € d’impôts sur le revenu, 3344 € de TVA, 1739 € d’impôts locaux et 11% de textes diverses (carburant, assurance, alcool…)
Plus d’un mois de salaires du couple passe dans la TVA.
Et rappelons-le : l’augmentation de la TVA en 2014 est destinée à financer le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE), un cadeau de 20 milliards € au patronat sans contrepartie.
Comme en 1953, c’est pour « alléger les charges des entreprises » que les français paieront.
A l’inverse, c’est le capital et la finance qu’il faut aujourd’hui mettre à contribution pour reconnecter l’argent à l’économie réelle.
Voilà ce qui sera à l’ordre du jour, dimanche, dans les rues de Paris.
article de Patrice Carvalho, député communiste de l'Oise

25 novembre 2013

Photos du buffet républicain du 23 novembre 2013

L'équipe des communistes de la section du PCF de Saint-Fons, comme chaque année, a organisé son buffet républicain le samedi 23 novembre 2013. 

Avant de se restaurer, c'était l'occasion de faire un état des lieux de la situation nationale, puis locale : logement, pauvreté, TVA, retraites, chômage et emploi, licenciements, délocalisations, santé, impôts, salaires... des sujets auxquels nous sommes confrontés tous les jours en ces temps de crises qui se superposent.

Nous sommes décidés à mener le débat jusqu'au bout, sans compromission aucune. Plus que jamais, nous lutterons avec toute notre détermination pour une véritable politique de gauche. Nous sommes mobilisés sur tous les dossiers déterminants pour faire reculer le gouvernement Hollande, à la botte du Medef et du Patronat.



22 novembre 2013

Les patrons du CAC 40 ne connaissent pas la crise

Dans le journal Le Figaro, les grands patrons assurent qu’ils ont diminué leurs rémunérations. Mazette ! Quelle bonne nouvelle ! Comment vont-ils faire pour passer l’hiver ? On peut se le demander !
Sauf que, si l'on analyse les chiffres de façon objective, on peut se rendre compte que pour la troisième année consécutive, la rémunération des grands patrons du CAC 40 a bel et bien augmenté en 2012, et ce, de plus de 6 %.
Ils perçoivent en moyenne 2,84 millions d’euros par an soit 236 000 € par mois autrement dit 197 smic mensuels. Les plus importants d’entre eux ont une rémunération qui s’élève modestement à 3,96 millions d’euros par an soit 330 000 euros par mois, autrement dit 275 smic pour être précis. Et le PDG de Dassault de percevoir 14,9 millions d’euros par an. Inutile de faire le calcul mensuel, ça dépasse l’entendement !
Leur fortune est un puits sans fond !
Et oui, cette crise qui nous étouffe profite allègrement à ces mêmes patrons qui viennent nous expliquer que le « coût du travail » est trop élevé, qu’il n’est plus supportable, qu’il faut absolument le baisser, diminuer charges et salaires.
A force de se plaindre, ces grands patrons du CAC 40 avec leurs amis du MEDEF, ont "convaincu" le gouvernement Hollande, qui se prétend de gauche (la bonne blague !), de leur faire un énorme cadeau. En début d’année 2013, la loi sur l’ANI (accord national interprofessionnel) est venue constituer une des régressions sociales les plus importantes de ces 30 dernières années. Cette loi a cassé le code du travail. Elle est venue renforcer le pouvoir des employeurs et fragiliser de façon éhontée les salariés, les mettant en position de soumission extrême.
Voilà la réalité de la situation ! Des grands patrons qui s’engraissent en même temps qu’ils prônent les sacrifices pour les autres.
Oui la crise n’est pas pour tout le monde !
Ça ne peut plus durer ! Jusqu’à quand allons-nous accepter ce véritable hold-up ?


15 novembre 2013

Quel est le problème ???

En dix huit mois, le président de la république n'a pas seulement réussi à coaliser contre lui des fronts très divers et à dérouter des pans entiers de sa majorité. Même sa garde rapprochée est désormais gagnée par l'inquiétude. 
En dix huit mois, le bilan est plutôt dur pour les travailleurs et les classes laborieuses :
- Augmentation de la TVA
- Augmentation de la durée de versement pour les retraites
- 3,3 millions de chômeurs déclarés
- 8,7 millions de pauvres en France
- Pas un jour sans fermeture d'entreprise et de licenciement massif
- Atteinte à la politique de la santé et de la sécurité sociale
- Augmentation des impôts pour 60% des foyers fiscaux en l'espace d'un an
- Blocage des salaires
Nous comprenons les citoyens qui ont voté contre Sarkozy pour une autre politique mais Hollande fait du copier/coller avec son prédécesseur.
La droite critique hypocritement le gouvernement en place et toutes les propositions qu'ils ont eux-mêmes engagées (Ecotaxe).
Le front national, d'ailleurs profite de cela, pour mettre dos-à-dos la droite et la gauche socialiste. Mais ce parti n'a qu'un seul objectif sous une apparence de discours social, c'est d'accentuer cette politique répressive vis-à-vis des travailleurs et syndicats représentatifs afin de donner toute satisfaction aux patrons et groupes multinationales. La devise du FN est "diviser les Français pour régner".
Nous, communistes, nous disons qu'il y a une autre politique à mener :
- En premier lieu : augmenter les salaires afin de faire progresser le pouvoir d'achat et ainsi la croissance
- Interdire les licenciements spéculatifs
- Imposer réellement la spéculation financière et se battre contre la fraude fiscale
- Bloquer la privatisation des autoroutes (8 milliards de bénéfice)
Les propositions des communistes sont nombreuses pour sortir de la crise mais complètement ignorées par la presse écrite et télévisée afin de faire croire que cette crise est irrémédiable et irréversible. 
Nous pouvons changer les choses mais seulement avec vous et pour vous.


7 novembre 2013

Le parti communiste à l’offensive

Pour les salariés, les retraités, les jeunes, les chômeurs de ce pays, chaque semaine qui passe est annonciatrice de mauvais coups. Près de 20 000 emplois détruits depuis le début de l’année. La casse industrielle organisée par les capitalistes continue d’alimenter le chômage. Le PCF soutient sans retenue les salariés de Kem One, Véninov et Boch qui luttent pour trouver des solutions industrielles afin sauver leur emploi et celui de leurs enfants.
Une masse importante de salariés payés au Smic, une précarité qui ne cesse de grandir notamment chez les jeunes, des conditions de travail qui se dégradent et, dans le même temps, des cadeaux sans précédent faits par le 1er Ministre AYRAULT aux entreprises comme, entre autre, la baisse des impôts, assumée dit-il, mais aussi des exonérations en tout genre ! 20 milliards de baisse d’impôts pour les entreprises 20 milliards d’impôt en plus pour les jeunes, les salariés, les retraité.
Le plan d’austérité est annoncé avec pour objectif de faire rentrer la France dans les critères européens en matière de déficit. Et, là ce sont des milliers d’emplois de fonctionnaires qui sont menacés avec une forte dégradation des services publics. C’est souvent un parcours de combattant que d’accomplir des actes administratifs, faire garder ses enfants, voire les scolariser dans de bonnes conditions.
Face au mécontentement qui s’exprime, nous proposons de nous rassembler, construire des perspectives.
Nous proposons lors des prochaines élections municipales de refuser le piège de l’abstention et du vote FN, de faire savoir à la droite, qui compte sur un vote sanction, que nous n’avons pas oublié les années Sarkozy.

28 octobre 2013

Le football francais : la boite à scandales

C’est l’histoire d’une indigestion collective dont les malades crieraient famine devant un peuple d’affamés. 
Donc ils sont exsangues. Ils n’en peuvent plus. Ils sont quatorze clubs de ligue 1 à ne pas pouvoir trouver quarante quatre millions d’euros, imposés par une taxe dite à 75%, qui demande, pendant deux ans, de payer un impôt sur les salaires supérieurs à un million d’euros par an.
Le Président de l’Union des clubs professionnel, est dans le rôle de Lénine au secours des prolétaires en lutte. « Soyons conscients du drame que vit le foot », s’écrie-t-il à la télé.
C’est vrai : les clubs de foot sont confrontés à une concurrence mondiale. Il faut donc, pour y faire bonne figure, payer les artistes à leur prix. A talent exceptionnel, salaire faramineux, et la France est un vivier formidable de génies.
Cent vingt joueurs sont concernés. Cent vingt Zidane assurément, payés au minimum un million par an, et parfois un million par mois. Cent vingt joueurs. De quoi faire dix équipes incroyables, et une équipe nationale fabuleuse. A ce prix là, ils sont forcément célèbres, et forcément vous connaissez leur nom. D’ailleurs arrêtez vous, et essayez d’en citer quinze, vous verrez, leur nom vous viendra à l’esprit, tout de suite, cent vingt Ribery, cent vingt Platini, cent vingt Barthez, cent vingt Mozart du ballon rond.
Si la taxe était imposée, alors adieu prestige français dans les clubs européens. Adieu les grandes finales de la coupe d’Europe gagnées tous les ans sur les clubs italiens, espagnols, ou anglais. S’ils étaient moins payés, au lieu d’avoir brillé en Afrique du Sud, lors de la dernière coupe du Monde, ils n’auraient pas gagné un seul match, et peut-être même, horreur et malheur, auraient-ils fait grève de l’entraînement en refusant de descendre de leur bus.
Et puis, au-delà des résultats, il y a les chiffres. Supporter une charge de quarante quatre millions d’euros n’est pas possible à quatorze, alors que le Paris Saint-Germain est capable de trouver quatre vingt treize millions toutes taxes comprises pour payer un seul joueur, le fameux Zlatan Ibrahimovic, et presque autant pour Thiago Silva.
Hélas les gens sont méchants. Il semblerait que les Français soient rétrogrades, une fois de plus. Ils condamneraient cette grève à quatre vingt cinq pour cent.
Reste à savoir ce que décidera dans sa sagesse ultime le Président de la République, qui rencontrera les dirigeants, sans doute jeudi prochain. Avec un peu de chance il fera du Hollande, et grâce à la synthèse, les nécessiteux du foot ne seront pas condamnés à faire la queue aux restaurants du cœur.

24 octobre 2013

Le droit au logement bafoué

Ce qui s'est passé samedi après-midi place de la République à Paris est à la fois banal et indigne. Banal parce que la répression contre les mouvements sociaux est devenue une routine quotidienne dans notre pays, sous Manuel Valls  comme sous Brice Hortefeux, et en particulier contre les sans logis ou les sans emploi.
Indigne parce que les forces de l'ordre ont dispersé violemment et illégalement un rassemblement déclaré de façon parfaitement légale par le DAL (Droits au logement) place de la République. Plusieurs mères de famille ont été frappées. Jean-Baptiste Eyraud, le porte parole du DAL, a été roué de coups de pieds alors qu'il s'était assis par terre en attendant de pouvoir sortir de l'encerclement policier auquel les manifestants étaient soumis. Il a eu deux côtes cassées. Pas de dépêche des agences de presse, pas un mot dans la plupart des quotidiens, silence à la radio.
Les CRS et leur hiérarchie présente sur place ce samedi 17 octobre ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. Depuis vingt ans il lutte avec le DAL contre l'indifférence et le silence qui entoure le drame des sans logis et des mal logés. Par son activité inlassable et son énergie communicative, il a permis aux sans logis de disposer d'un outil et une voix écoutée et respectée. Il contribue sans trêve à mettre à nu les contradictions entre les discours et les actes des politiciens, prolixes en promesses mais avares en réalisations.
En frappant Jean-Baptiste Eyraud, les forces de l'ordre n'ont pas agi au hasard: cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social. Ce gouvernement est aussi dur avec les démunis qu'il est prévenant envers les grands patrons et banquiers. La Préfecture de Paris et Manuel Valls doivent cesser leurs agissements brutaux et illégaux. Le gouvernement doit appliquer la loi DALO, le droit à l'hébergement, les réquisitions de logement. En s'engageant dans une politique répressive indigne, le gouvernement saccage les principes de solidarité et de justice, seuls à même de faire barrage à la droite extrême.

17 octobre 2013

Pourquoi des élus communistes dans les différentes assemblées élues

Aujourd‘hui on assiste à un démantèlement sans précédent de nos acquis sociaux (retraite, sécurité sociale, droit à la santé et à l’éducation). Cette régression est due pour beaucoup par les gouvernements successifs de droite comme d’une soi-disant gauche qui n’ont eu de cesse de donner satisfaction au monde capitaliste et aux grands patrons. Il n’y a pas un jour sans annonce d’impôts supplémentaires ou d’atteintes dans nos acquis.
Ces atteintes antisociales ont été permise grâce à un amoindrissement de l’influence des communistes dans les assemblées d’élus.
En effet, quand le PCF était à 20 %, les travailleurs avec les communistes, obtenaient grâce à leurs luttes des avantages sociaux sans précédents. D’ailleurs Mr GETTAZ, patron des patrons, a dit qu’il ne concevait pas de gérer les entreprises avec un PCF à 20% , il ne se trompe pas d’adversaire. Il n’a jamais dit que le Front National le gênait car celui-ci ne remet pas en cause le système capitaliste. Mme LE PEN, la milliardaire, n‘a aucun intérêt à satisfaire les travailleurs malgré ses prétendues paroles sociales
Non, vous les travailleurs, vous n’avez qu’un intérêt pour renforcer et amplifier votre souhait et votre demande à vivre mieux, d’avoir des salaires décents, de faire vivre vous et votre famille dans la dignité, c’est le vote communiste.
L’abstention n’est pas une solution à votre mécontentement. L’abstention s’est donné la liberté à d’autres de choisir pour vous et à la place de vous ce qui est, soit disant, bien pour vous.
Voter communiste, c’est vous donnez des armes afin de vous défendre efficacement et durablement pour vos acquis et vos droits sociaux.

14 octobre 2013

Retraites des femmes : la fable du gouvernement

8 octobre 2013

La bête immonde est de retour

Les résultats du 1er tour des élections cantonales à Brignoles ont provoqué une véritable déflagration dans la sphère politique. Le score du FN est au plus haut.
A la suite de quoi, Mélenchon s’en prend au gouvernement et au PCF, le PS quant à lui accuse l’UMP qui lui, accuse l’abstention… bref, tout le monde se renvoie la balle.
Pourtant, la montée du Front national est simple, elle s’explique par l’abandon du peuple d'en bas par les divers politiques qui se sont succédé au pouvoir. 
Marine Le Pen, en femme habile, s’est saisie de toutes les questions qui tourmentent les milieux populaires. Elle surfe sur les divers sujets que les partis politiques ne veulent surtout pas s’emparer pour ne pas nuire à leur image. Si bien que patriotisme, nation française, immigration sont des sujets devenus tabous puisqu’ils sont employés par le Front national. Rajoutons à cela l’avortement, la laïcité, les religions, les femmes battues ou violées, la discrimination, l’argent…
En réalité, nous avons laissé toutes nos valeurs aux mains du Front national. 
A quoi bon vouloir engager un front républicain dans ces conditions ? 
La seule solution est de réinvestir l’ensemble du champ politique et d’aborder toutes les questions qui dérangent.
Le Front national n’a pas de programme économique. Il est profondément ultralibéral et fondamentalement anticommuniste. C’est un parti fasciste qui associe 3 mots : immigration-insécurité-chômage. Pour lui l’immigration est responsable de tous les maux de notre pays : emploi, logement, chômage… 
L’heure est grave, Le FN a essaimé idéologiquement ses analyses, ses valeurs, sa vision de la nation française. 
Nous devons déconstruire son discours au service du capital et  révéler l'ampleur du contenu nauséabond qu'il diffuse au peuple. Il récupère les peurs de chacun et amplifie le sentiment d’insécurité. Il identifie et nomme les « responsables » de cette anxiété ambiante : les étrangers, les femmes actives, les partis politiques démocratiques, les délinquants, les jeunes des quartiers ... 
Croire et voter extrême-droite revient à voter contre soi-même, à construire, petit-à-petit, sa propre prison, à condamner ses amis, ses voisins, ses parents et ses enfants au fascisme. 
Le FN d'aujourd'hui comme celui d'hier est un parti toujours aussi dangereux pour la cohésion sociale, le vivre ensemble et la démocratie dans la société civile comme dans l'entreprise. 
L'histoire nous a déjà prouvé ce dont il était capable. Le ventre d'où a surgi la bête immonde peut encore enfanter.

3 octobre 2013

Manuel, tu avais "vocation" à retourner en Espagne en 1982

Lettre de Jean-Claude LEFORT, député PCF honoraire, fils de Manouche

Manuel, tu avais "vocation" à retourner en Espagne en 1982

Manuel, tu as déclaré hier soir sur BFM TV que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été natularisé Français en 1982. Franco est mort en 1975, sept ans avant ta natularisation. Quand tu es devenu Français, il n'y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc "vocation" selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l'as pas fait et je comprends parfaitement de même que je comprends totalement ton souhait de devenir Français.Cela sans l'ombre d'un doute.

Tu avais "vocation" à retourner à Barcelone, en Espagne, où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernait uniquement les Roms.

Celui qui t'écris, en ce moment, est un Français d'origine Manouche par son père. Mon père, Manouche et Français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme les armes à la main dans les Brigades Internationales, pour la liberté de ton pays de naissance et donc celle de ta famille. Il est mort, Manuel, des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de Jarama en 1937. Je ne te demande aucun remerciement ni certainement pas la moindre compassion, je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu'il est fait ce choix quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n'avais que 9 ans et ma soeur 18 ans.

La guerre mondiale est arrivée et les camps nazis se sont ouverts aux Tziganes, tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d'Espagnols se sont engagés dans la résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l'age puisqu'il est né en 1923. Georges Séguy et d'autres sont entrés en résistance à 16 ans.

Je ne lui reproche aucunement de pas l'avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la résistance contre le franquisme puis ensuite contre le nazisme et le fascisme; contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient "vocation" à retourner ou à rester dans leur pays d'origine. "Etrangers et nos frères pourtant"....

Manuel "on" a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l'Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour devenir ou être membre de l'Union européenne; le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m'en était inquiété à l'époque . En tant que député, je suis allé à Bruxelles auprès de la Commission pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m'a ri au nez, figures toi.

Et aujourd'hui dans ces pays, la situation des Roms s'est encore aggravée.pas améliorée, je dis bien aggravée. Et ils ont "vocation" à rester dans leur pays ou à y revenir? C'est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes?

Ces pays d'origine ne sont pas des dictatures? C'est certain, mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant.

Alors, toi, l'Espagnol devenu Français, tu ne comprends pas? Fuir ton pays, tu ne comprends pas? Tu ne comprends pas que personne n'a "vocation" à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adeptes de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain, ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot "race" va disparaitre de nos lois. A juste titre car il n'y a pas de races, juste une espèce humaine et les Roms en sont.

La fermeté doit s'exercer là où se trouvent les responsabilités. Pour les pauvres individus qui n'en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir respecter nos lois qui ne sont pas des concepts antagoniques . Mais quand on est de gauche, on n'a pas la matraque en guise de coeur

C'est un Français d'origine Manouche qui t'écris et qui écris aux Français de fraiche date que tu es. C'est un fils de "Brigadistes" qui se rappelle à toi. Souviens toi: Celui qui n'a pas de mémoire n'a pas d'avenir,

Pour l'heure, Manuel, j'ai la nausée. Ton propos me fait gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour ça

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus "ces étrangers et nos frères pourtant"

Jean Claude LEFORT Député PCF honoraire et fils de Manouche

2 octobre 2013

Une question de bon sens !

Une dizaine de femmes de l’entreprise GSF, spécialisée dans les travaux de nettoyage, a été embauchée en sous-traitance chez Solvay à Saint-Fons, pour entretenir les locaux de vie ainsi que certains laboratoires d’ateliers.
Chaque année, elles passaient une habilitation chimie dispensée par l’entreprise Solvay elle-même, qui leur permettait de pouvoir pénétrer dans les locaux et ainsi travailler.
Aujourd’hui, elles se retrouvent dans une situation inextricable puisqu’elles sont dans l’obligation de passer cette fameuse habilitation chimie par l’intermédiaire de l’organisme de formation Interfora.

Or, la société Interfora a modifié les termes de l’habilitation chimie. En effet, les tests de promotion sont devenus inaccessibles pour deux de ces femmes qui pourtant, travaillaient pour Solvay depuis plus de 20 ans. L’une d’entre elle est proche de l’âge de la retraite.
Espérons que le bon sens l’emportera et que la direction de l’entreprise Solvay saura prendre la juste décision pour que ces femmes puissent continuer de travailler sereinement.

1 octobre 2013

Vous avez dit « pause fiscale » ?

En fait de pause fiscale, le projet de loi de finances pour 2014 présenté par le gouvernement acte une augmentation de 11 milliards d’impôts pour les ménages et une baisse de 12 milliards d’impôts en direction des entreprises.

Concernant les hausses réservées aux ménages, il est prévu : la baisse du plafond du quotient familial (1 milliard), la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité (0,5 milliard), la fin de la défiscalisation des majorations de pensions des familles nombreuses (1,2 milliard), l’abrogation de la déduction fiscale de la part employeur finançant les complémentaires santé (1 milliard), la hausse des cotisations retraites (1 milliard) et l’augmentation des droits de mutations ou frais de notaire (1 milliard).

En prenant en compte un demi-milliard d’allégements d’autres impôts, les ménages vont devoir payer 5 milliards d’impôts en plus en 2014. Et comme le gouvernement a décidé de leur faire prendre en charge une partie du financement du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) des entreprises, ils connaîtront une hausse de taux de TVA pour un rendement global de 6 milliards d’euros. Soit, au total, une augmentation de 11 milliards pour les ménages l’année prochaine.

Les plus grandes entreprises verront donc les dividendes de leurs actionnaires gonfler. Quant aux ménages, une fois de plus, leur pouvoir d'achat va continuer sa longue dégringolade.


Le pays va droit dans le mur ! Il est plus que jamais urgent de changer de cap et de politique, urgent d'engager le changement.